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Francois G. Couillard

Jeune fou en Bolivie

Francois G. Couillard

Francois G. Couillard

Francois G. Couillard

Origine :
Québec, Québec, Canada
Âge :
29 ans

 

Jeune fou en Bolivie

Voyages terminés

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Jeune fou en Bolivie22/12/200706/06/2008
Messages par page :
49 messages

27 mai 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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François shift en deux!

Je suis maintenant rendu au Mexique avec une coccinelle 1982. Comment est-ce possible? Lisez Jeune fou en Amérique au http://jeunefou.blogspot.com/

17 mai 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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La route 66Herbie

"Embarque dans ma minoune" -Les amis au Pakistan

Eh bin voila, mon travail en Bolivie est terminé. Les vacances commencent maintenant.

Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent qu'entre une route facile mais platte et une route difficile mais amusante, je choisi toujours la seconde. C'est bien ce que j'ai l'intention de faire maintenant.

J'avais le choix de prendre mon billet d'avion et de revenir bêtement au pays du castor ou de revenir d'une façon... alternative. Mon premier choix était de revenir en moto. Mais il faut savoir que les motos de bonne qualité sont importés et sont pratiquement plus chères qu'une voiture.

Ensuite j'ai voulu m'acheter une coccinelle. Encore la, il y a plusieurs obstacles à la chose. Ça prend au moins deux semaines pour obtenir la paperasse, et puis il y a le Darien's Gap.

Le Darien's Gap

Vous connaissez probablement le canal de Panama, mais peu de gens savent que c'est plus qu'un simple canal. Ce passage entre l'océan Pacifique et Atlantique est composé de plusieurs kilomètres de marécages boueux. Dans cet endroit charmant, on y retrouve des bébittes venimeuses, des contrebandiers, des braconniers, des guérilleros et des traficants de poudre. Dans cet endroit sans foi ni loi plus d'un aventurier s'y est perdu à jamais.

Il n'y a pas de route qui traverse le Darien's Gap. Pour le franchir, il faut faire passer la voiture par bateau. La cargaison humaine doit ensuite prendre l'avion. L'opération coûte au minimum 1000$.

"Demande moi la pas la solution, t'a trouvera pas dans ma chanson" - Pepe

Alors après avoir mûrement réfléchi et explorer les pistes de solution, j'ai pris la décision suivante. Dès lundi, je prend un vol pour le Mexique. J'y achèterai une coccinelle avec laquelle je reviendrai au Canada.

Pour une raison obscure, Transports Canada n'accepte les voitures étrangères que si elles ont au moins 15 ans. Je suis donc obligé d'acheter une voiture construite avant 1993, à moins de falsifier les documents (ce qui est une option possible).

Ensuite, je fonce vers Las Vegas et je remonte par la route 66. Cette route a été immortalisée dans plusieurs chansons. C'est une route mythique pour tous les rockers, rockabilly, bluesman et cowboys. C'est la première autoroute officielle des États-Unis. Les chaînes de fast-food ont vu leur naissance sur cette route, c'est dire son importance culturelle pour les États-Unis. L'autoroute 66 est aujourd'hui partiellement abandonné et est parsemé de villages fantômes et de paysages à couper le souffle.

Pour en savoir plus sur la route 66:
http://en.wikipedia.org/wiki/U.S._Route_66

Même un groupe de l'Argentine, Papo blues, a fait une chanson sur cette route.
http://www.youtube.com/watch?v=S4oIHn_FQwU

La coccinelle

Cette voiture mythique est originaire des usines du Furher. Depuis, cette voiture fasciste s'est rendue sympathique dans plusieurs films pour enfants.

Vous souvenez-vous de la Saga de la Coccinelle? C'est une série de films qui a bercé mon enfance et qui a contribué à mon attraction pour cette voiture complêtement démodée.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saga_de_la_Coccinelle

Il y a aussi Boumbo, le dessin animé de la coccinelle organge lette.
http://en.wikipedia.org/wiki/Bumpety_Boo

Alors voilà qui explique mon choix :) Ce sera la décision la plus stupide ou la meilleure que j'aurai prise de ma vie. L'histoire nous le dira.

La route 66

"Embarque dans ma minoune" -Les amis au Pakistan

Eh bin voila, mon travail en Bolivie est terminé. Les vacances commencent maintenant.

Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent qu'entre une route facile mais platte et une route difficile mais amusante, je choisi toujours la...

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14 mai 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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"Connaitre la suite, on veut connaitre la suite" - TSPC

Que s'est-il donc passé lors du 4 mai? Déjà, les médias québécois se sont mis à parler de la Bolivie. C'est déjà ça. Espérons qu'ils ont fait autre chose que de montrer des foules en colère brandissant des bâtons.

Chaque côté a été accusé d'avoir magouillé le référendum. Le site Indymédia rapporte, photos douteuses à l'appui, que le camp du 'Si' aurait brulé des votes. De l'autre côté, les journaux indiquent que certaines personnes alliées au gouvernement (Le camp du 'No'), ont été arrêtés pour avoir volé des urnes. Ils avaient en leur posession de l'équipement pour fabriquer des cocktails molotov.

Résultat: 86% si et 36% d'abstention. (Lors de partielles récemment au Québec, il y a eut près de 65% d'abstention). Santa Cruz a donc résolument voté pour l'autonomie du département. Jusqu'ici, pas de surprise.

Un autre référendum!

Mais la politique bolivienne fait des rebonds surprenant. Il y a quelques jours, Evo Morales a décidé de miser toutes ses billes sur un projet épatant. Le président met son siège, celui de son vice-président et celui des neufs préfets en jeu dans un nouveau référendum populaire. Celui-ci aura lieu en aout.

Qu'est-ce que ça veut dire? Pour les adeptes de la magie de l'informatique, ça veut dire un gros "reset" sur la haute politique. Ça veut aussi dire que la situation aura tendance à se calmer alors que les politiciens auront tendance à montrer leur plus beau jour.

Ça veut aussi dire un déblocage de la situation politique bolivienne qui est "jammée" depuis un an. Les boliviens auront le choix de changer de président ou de faire sauter leur préfet. Les préfets sortants seront remplacés par des préfets nommés par le président, comme c'était le cas avant 2005.

Alors, que ce passera-t-il en aout? Les Boliviens décideront-ils de changer de président pour un autre moins controversé? Les préfets adversaires du gouvernement perdront-ils leur job? C'est ce que vous serez bientôt dans un autre super épisode live from bolivia.

 

"Connaitre la suite, on veut connaitre la suite" - TSPC

Que s'est-il donc passé lors du 4 mai? Déjà, les médias québécois se sont mis à parler de la Bolivie. C'est déjà ça. Espérons qu'ils...

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3 mai 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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Un référendum teinté de haine raciale

Le 7 mars, une manifestation impliquant des anti et pro-gouvernement tourne à l’affrontement dans la capitale de La Paz. Les opposants, protestants contre l’autoritarisme gouvernemental, sont écartés sans ménagement par une foule beaucoup plus nombreuse aux cris de « Ami Evo, le peuple est avec toi ». La majorité d’entre eux sont des paysans, des vieilles femmes, des métis et des indiens, ravis d’avoir un gouvernement qui représente enfin leurs intérêts. Des feux d’artifices et des pierres sont échangés brièvement avant que la police ne disperse la foule à coup de gaz lacrymogène.

Un des manifestants nous pointe du doigt un restaurant. Sa vitrine a été démolie par les partisans du président Evo Morales. « Son propriétaire est le préfet de La Paz » nous lance-t-il, pratiquement amusé. Celui-ci est un autonomiste et membre d’un des partis d’opposition. Puis il ajoute, « Si les gens pauvres se soulèvent à Santa Cruz, ce sera la guerre civile ». Pas de doute, la division du pays est le sujet qui soulève les passions. 

Le défi de la Bolivie concerne les volontés autonomistes des belliqueuses régions de l’est, Santa Cruz en tête. Ceux-ci forment une entité nommée la Media Luna. Leurs revendications? L’autonomie. C'est-à-dire conserver les revenus du pétrole exploité sur leurs propres départements. Le système actuel engendre des iniquités criantes qui favorisent déjà l’est du pays, et toute tentative de le modifier est confronté à l’intransigeance de l’opposition.

Selon l’Andean Information Network, le pays génère neuf fois plus de revenus du pétrole et du gaz qu’en 2002. Cette industrie a été nationalisée en 2006, trois mois après l’inauguration du président Evo Morales. L’autonomie telle que prônée par la Media Luna créerait de profondes inégalités. Les plus petites régions récolteraient la plus grosse part du magot. Par exemple, la région de Tarija, autonomiste et située dans l’est, exploite 68% de la production du pays mais ne constitue que 5% de sa population. Au lieu de créer la richesse espérée, le pétrole contribue à envenimer les tensions.

Le 4 mai prochain, Santa Cruz lancera un référendum sur l’autonomie du département. Cette région est la seconde, après Tarija, à bénéficier des richesses des nationalisations.  Selon les observateurs, leur victoire est inévitable. Pourtant, la Corte National Electoral, la plus haute autorité électorale du pays, a déclaré le référendum illégal. Cet événement risque d’être une épreuve importante pour Evo Morales, du Movimiento al Socialismo (MAS).

La réponse du gouvernement n’a pas tardé. Evo Morales a menacé les préfets de sanctions judiciaires. La police ne surveillera pas le déroulement du processus référendaire, comme à l’accoutumée. Le préfet de Santa Cruz a  répliqué que l’Union Juvenil Cruceñista assurera cette tâche. Ce groupe d’extrême-droite est impliqué dans des violences ayant fait deux morts à Cochabamba en janvier 2007. De quoi s’inquiéter sérieusement de l’impartialité des votes. « Ce groupe a été créé selon le modèle des jeunesses fascistes de Benito Mussolini », affirme Pablo Ramos Sanchez, ex-recteur de l’Universidad Mayor de San Andrés et conseiller municipal de La Paz.

L’envoyé spécial des Nations Unies, Rodolfo Stavenhagen, a même lancé le 11 avril un avertissement comme quoi la charte d’autonomie contiendrait des éléments racistes : « Le projet d’autonomie inclue certaines dispositions de nature raciste hautement dommageable pour les droits humains et les peuples indigènes du département ». Il a indiqué que certains indigènes de l’est du pays vivent encore en situation de servitude. Il a aussi tenu à rappeler la nature illégale du référendum, un appui inespéré pour le MAS.

Le facteur racial est non négligeable dans les revendications des riches régions de l’est. En effet, 60% des indigènes se retrouvent dans l’ouest du pays. L’est se considère comme blanc et descendant des colons espagnols. Ils voient d’un mauvais œil la direction du pays par un président indigène et ex-producteur de coca.

Paradoxalement, le gouvernement n’est pas opposé au processus d’autonomie. Il désire cependant empêcher la division du pays. Le MAS concède maintenant que le processus référendaire est désormais irréversible, après avoir originalement tenté de le stopper. Ceux-ci considèrent maintenant le référendum de Santa Cruz comme une simple ‘consultation populaire’.

Pablo Ramos Sanchez abonde dans le même sens : « L’autonomie est nécessaire pour le pays. Santa Cruz est dirigé par des secteurs conservateurs qui menacent l’unité du pays. Ce que le gouvernement ne veut pas, c’est que ceux-ci usurpent l’exploitation des ressources naturelles ». Il ajoute, « Le référendum n’a aucune valeur légale, sans appui de la constitution ni de la loi. Les demandes des secteurs de droite de Santa Cruz ne pourront pas être appliqués ». Il concède cependant que le processus risque d’engendrer des violences entre les organisations sociales et l’Union Juvenil Cruceñista.

Comme un malheur ne vient jamais seul, le pays est aux prises avec un grave problème d’inflation. Le gouvernement a réagit en interdisant les exportations, dont l’huile de cuisson. De plus, un militant de la première heure et porte-parole du gouvernement, l’ex-journaliste Álex Contreras, a démissionné la semaine dernière. Ceci révèle des dissensions au sein du MAS. Celui-ci critiquait entre autre la volonté du gouvernement de protéger la liberté d’expression.

Tous ces facteurs feront du référendum du 4 mai un moment explosif. Le slogan du pays est « Bolivia Cambia, Evo Cumple » (La Bolivie change, Evo remplit ses promesses). Reste à voir si Evo Morales réussira là où ses prédécesseurs ont échoués. Le pays a connu six présidents différents depuis 2001. Deux d’entre eux ont démissionné suite aux conflits suscités par la question des hydrocarbures…  

Un référendum teinté de haine raciale

Le 7 mars, une manifestation impliquant des anti et pro-gouvernement tourne à l’affrontement dans la capitale de La Paz. Les opposants, protestants contre l’autoritarisme gouvernemental, sont éc...

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1er mai 2008

Potosi, Pedro Domingo Murillo

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Mégalomane-mélomane

Profitons du fait que la Bolivie est sur le point d’éclater pour parler d’un sujet complètement différent : la musique. L’idée m’est venue après avoir tombé sur la CIA (Canadian Instrumental Association) http://www.myspace.com/ciapromoandmanagement. Je suis tombé en bas de ma chaise de voir qu’il existe autant de groupes de surf-rock instrumentaux canadiens avec un son aussi génial.  

Il existe trois sortes de personnes qui apprécient la musique. Il y a les 'écouteurs occasionnels', composé de la majorité de la population mondiale (sauf peut être dans le pays de la musique, en Jamaïque). Ceux-ci se contentent très bien des hits que la radio commerciale à bien décider de mettre en vedette cette saison. La pire bouillie sonore de chanteurs à la voix Molson ou de chanteuses au clitoris coincé dans la porte (comme dirait Marcel et son Orchestre) leurs conviennent très bien. Que dis-je, ils s’en régalent!  

Il existe ensuite le niveau de celui qui creuse. Celui-ci a dépassé le stade antérieur pour commencer à voir plus loin. C’est bon Rage Against The Machine, mais n’y avait-il pas autre chose avant? Qui sont les musiciens qui ont inspirés ces groupes que l’on entend à la radio? Les gens de ce niveau apprennent aussi à savourer la musique, à assister aux spectacles. Ils sont prêts à prendre une chance d’aller voir un groupe qu’ils ne connaissent pas. Ils sont curieux et veulent connaître les groupes, plus que seulement leurs noms. Mais ils sont atteints d’une malédiction, car s’ils creusent pour trouver la musique, ils se rendent vite compte que cette quête n’a pas de fin. Il est impossible de connaître tous les excellents groupes qui apparaissent comme des champignons magiques sur la planète chaque jour.

Les héroïques mélomanes

Ceux-ci ne se contentent pas du meilleur, oh que non! Ils savourent aussi le PIRE de la chanson et tout ce qu’il y a entre les deux. Mrs Miller, Wesley Willis, Madame St-Onge et la musique religieuse dans son ensemble devient tout à coup savoureux à l’écoute.  

Ce niveau est a peu près impossible à atteindre pour le commun des mortels. Il est seulement atteignable par les plus sages. C’est un niveau semblable au nirvana, à l’Élysée ou le statut de Bouddha. Il faut avoir une ouverture d’esprit sans frontière et une curiosité exceptionnelle.  

Lorsqu’on y entre, il s’agit d’un niveau tellement original qu’il semble qu’il s’agisse d’une nouvelle dimension. On y rencontre des groupes au talent phénoménal, des textures sonores inouïes. Toute discrimination y est exclue. On y entend de l’électro, du country, du rockabilly, de la chanson, du psychédélique, du reggae, du ska, du métal, de la salsa, de l’afrobeat, du traditionnel, du punk garage etc de tous les pays et souvent des mélanges de ces genres. Il n’y a plus aucune limite. L’oreille se réjouie de cette fricassée riche et onctueuse et en demande plus, toujours plus.  

Ce type de mélomane empile les collections de disque. Leurs chambres sont remplies d’enveloppe de vinyles usagés pas encore ouvert. Ils ont encore des vieilles cassettes et des tapes 8 tracks qu’ils chérissent plus que tout. Leurs disques durs sont pleins à craquer de mp3.  

Les gens de ce niveau sont aussi atteints d’une douce folie. Fréquenter ce niveau est similaire à la lecture du Necronomicon : Votre esprit sombre progressivement dans la démence. Vous écoutez alors les groupes les plus insensés, inclassables, éclectiques, délirants, subversifs, bizarres, violents inimaginables et ce, à volonté. Un exemple? J’ai découvert récemment un groupe de neuf jeunes musiciens faisant de la musique à la Motley Crue nommé Death Boat. Ceux-ci sont déguisés en pirate morts-vivants et ont des noms de chanson tel que ‘Groin of fire’, ‘Shit Storm’ et ‘Lesbian Tsunami’. Un régal.  

Pour ceux qui comme moi désirerais atteindre le niveau supérieur tant convoité, voici quelques outils qui vous aideront à vous décoincer la cervelle de l’étau que les compagnies de disques de Péladeau désirent tant vous enfermer.

L’Homme Scalp

Précipitez vous vers le blogue de l’Homme Scalp immédiatement. C’est bien simple, j’y vais chaque jour.  

http://scalp.plaxmol.com/

J’ai connu cet homme exceptionnel, Claude Brindamour, alors qu’il animait une émission a CKRL. Claude vous fera écouter une poutine musicale éclectique dont vous me donnerez des nouvelles. Celui-ci a lancé depuis quelques temps la compilation « Musique pas d’air ». À chaque jour, une nouvelle pièce tirée du répertoire du patrimoine mondial. Je vous garantis deux choses : Aucune des pièces de l’Homme Scalp ne vous laissera de glace et ce sera la première fois que vous entendrez ces pièces.

Les radios indépendantes

Je parie que vous avez vos quatre ou cinq postes programmés dans votre char et que vous naviguez entre eux occasionnellement. La programmation de canaux sont des visières comme on met sur la tête des chevaux pour ne pas qu’ils s’égarent du chemin. Sauf que dans votre cas, c’est VOUS-MEME qui vous êtes imposés ces visières.

Sortez des sentiers battus. Les radios indépendantes sont animées par de profonds passionnés de musique. Normal, ce sont des bénévoles! Ils savent ce qui est bon pour vos oreilles. Laissez vous bercez. Consultez la programmation de vos radios de quartiers. Certaines émissions vont assurément retenir votre attention.  

CKRL 89,1 FM
CKIA 88,3 FM
CHYZ 94,3 FM
CISM et CIBL aussi, à Montréal
CFOU Sherbrooke
WFMU New York (La référence de nombreux mélomane) 

Profitez-en pour redécouvrir la radio. Éteignez la boite à con.

Les groupes locaux

Savais-tu que dans ta province, que dis-je, ta ville, il existe des centaines de groupes au talent sans borne? Si je te disais qu’il existe des groupes qui font dans la musique balkaniques? De la musique engagée qui n’a rien a enviée aux Clash, Sex Pistols ou aux Ramones? De l’électro similaire à ce qui se fait de mieux à Berlin?

C’est pourtant le cas. Quelques exemples : The Hunters (jeunes (très jeunes) fous punk-ska), La Tourelle Orchestra (Europe de l’est), Maxime Robin (Électro), Oscar B (Psychobilly), JMC Project (Hip-hop jazz), Félix Culpa (Ska), Standing Waltz (Rock style 70’ genre. Les musiciens ont près de 15 ans.) merde il y en a tellement.  

Plusieurs de ces groupes, malgré leur immense talent, crèvent la dalle alors que des chanteurs mièvres et insipides se roulent dans le cash. Encouragez les donc en assistant à un de leur spectacle, ou simplement en portant attention à leur musique.

Plusieurs de ces groupes sont parmi mes ‘tops amis’ sur Myspace. Allez y jeter un coup d’œil. http://www.myspace.com/francoisgcouillard 

MC Gilles

Le pire de la musique de sous-sol. Pas de danger, cette fois vous serez en terrain complètement inconnu. Les instruments sont désaccordés, le chanteur fausse et les sujets varient du ski-doo à la guerre en Irak en passant par Jésus. Mais ceux qui se passionnent pour la musique comprennent qu’il n’y a pas qu’un seul niveau d’écoute. Vous n’aurez probablement jamais autant ris en écoutant de la musique. Et devinez quoi? Cette émission est diffusée sur une autre radio indépendante : CISM, Montréal.

Chaque semaine, je télécharge ma dose de deux heures de MC Gilles. Ça doit faire bientôt deux ans que je n’ai pas manqué un seul épisode.

http://www.mcgilles.com/ 

Viejo luchador

Il y a quelques semaines j’ai rencontré un chic type à la mairie de La Paz. Celui-ci a eut une carrière militaire mouvementée alors qu’il avait des idées de gauche dans un milieu de droite. Il se considérait comme un ‘viejo luchador’ (activiste de longue date mettons).

Moi aussi je suis activiste. Mes armes sont les mots. Mon combat est d’éveiller les gens à la merde qui les entourent. J’ai l’intention d’en faire le combat de ma vie. Il faut lutter chaque jour contre l’ignorance, le mensonge et la médiocrité. Le remède à ces maux : l’ouverture d’esprit. Je ne le dirai jamais assez. Votre cerveau doit être une éponge. Absorbez tout ce que la vie vous offre, ce que ce soit nourriture, sexe, musique, idée, art, poésie. Les esprits les plus tourmentés sont aussi souvent les plus fermés.

Pour l’instant, allez donc vous taper une pièce du Bonzo Dog Doo Dah Band :)

Mégalomane-mélomane

Profitons du fait que la Bolivie est sur le point d’éclater pour parler d’un sujet complètement différent : la musique. L’idée m’est venue après avoir tombé sur la CIA (Canadian Instrumental...

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21 avril 2008

Potosi, Pedro Domingo Murillo

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Mmh! Drette sur le trottoir en plus, ou les chiens font leurs besoins.Comment bien vivre! Un chef d'oeuvre dont la couverture nous rapelle le rêve américain. Quoi de mieux que de rapeler ainsi la supériorité nord-américaine au Bolivien!Des enfants momifiés! De très bon gout.Mmh! Un plat typiquement Bolivien.Malgré l'entrée qui peut faire penser à une garderie, il s'agit bel et bien d'une authentique école militaire. Mais les soldats ici sont souvent mineurs alors...

Tranche de vie part 4

Quelques photos amusantes tirés d'un échantillonnage subversif.

Mmh! Drette sur le trottoir en plus, ou les chiens font leurs besoins.

Tranche de vie part 4

Quelques photos amusantes tirés d'un échantillonnage subversif.

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21 avril 2008

Potosi, Pedro Domingo Murillo

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Bienvenu en enfer.Les cabanes des mineurs.Cara, nos guides et ÉricLes fils d'électricités sont foutrement foutu tout croche.Le Tio est bien membré.

Cocorico Cerro Rico! 

Tout près de Sopocachi on retrouve une montagne nommée Cerro Rico. Dans cette montagne, à l’époque coloniale, on y extrayait de larges quantités d’argent qui a fait la richesse des espagnols. Aujourd’hui, les mines sont toujours exploitées. On y retrouve toute sorte de métal, mais celui qui est convoité principalement est l’étain. Les conditions de travail sont épouvantables. On a eut la chance de pouvoir y entrer et même partager un peu le travail des mineurs (qui sont souvent mineurs dans tous les sens du terme).  

La mine possède cinq étages, dont nous avons visité les deux premiers. La plus grande mine du pays ne comporte pas moins de 17 étages!  

Des mines privées et coopératives 

Il existe deux types de mines : Coopératives et privées. Les différences sont assez importantes. Dans une mine privée, on bosse six jours par semaine, huit heures par jour. Le mineur reçoit un salaire fixe peu importe la quantité de minerais extrait. Il reçoit aussi son équipement gratuitement.  

Dans une mine coopérative, c’est comme une loterie. Tu reçois une quantité d’argent équivalent au minerai extrait. Un mineur chanceux peut tomber sur une bonne veine et devenir riche. Par contre, plusieurs se ruinent à exploiter des parties pauvres de la mine. Le mineur doit acheter tout son matériel lui-même. Il est donc possible de travailler sans casque par exemple. Pour m’avoir cogné la tête une dizaine de fois en trois heures, je vous jure que ça ne doit pas être une sinécure. La mine de Cerro Rico est une coopérative. 

Une autre caractéristique intéressante d’une mine coopérative est que c’est ‘chacun pour soit’. Si ton groupe de mineur tombe sur une riche veine de minerai, ton groupe sera le seul à bénéficier de ces richesses. Le groupe d’a côté pourra se crever à l’ouvrage pendant des mois sur une veine pauvre sans recevoir un sous. Belle solidarité.  

Evo Morales a annoncé son intention de nationaliser les mines. Allez savoir ce que ça va changer.   

Il meurt près de 25 mineurs chaque année (Éboulements, gaz toxique et autres). Un mineur très chanceux peut atteindre l’âge de 50 ans. 15 ans est considérés comme un âge excellent pour bosser.  

La pension 

Cette section va vous donner une idée générale d’a quoi ressemble la protection sociale en Bolivie, peu importe le secteur.  

Il faut remplir trois conditions pour qu’un mineur gagne sa pension de retraite.

- Être malade (la silicose par exemple. De cette façon on s’assure que le mineur ne profitera pas de sa pension longtemps)
- Avoir au moins 60 ans (Il n’y a pratiquement pas de mineurs qui atteignent cet âge)
- Il faut payer un lourd impôt (Et seulement après avoir dépensé une certaine somme tu peux avoir accès peut être à la pension) 

Les machines 

Il n’y a pas de machines ni d’électricité dans les mines de Cerro Rico. Les mineurs travaillent avec des instruments qui rappellent le moyen-âge. La mine se travaille à la dynamite et à la pelle. Les couloirs sont exigus et l’on doit marcher à quatre pattes ou descendre des escaliers complètement pourris à plusieurs endroits.  

Pourquoi un équipement aussi misérable? La raison est très simple. C’est en lien avec le marché, sacro-sainte créature chérie des néo-libéraux. Tant que le cours de l’étain est haut en bourse, la mine peut investir. Mais le marché est instable. Si la valeur du minéral redescend, ce qui peut arriver n'importe quand, c’est la banqueroute. Pour cette raison les mineurs n’investissent aucun argent dans la mine. C’est moins risqué de cette manière. C’est pas si bête, ne serais-ce que les mineurs jouent avec leurs vies.  

Le Tio 

Il y a environ deux ou trois diables dans chaque mine. Le Tio est un diable qui peut faire le bien ou le mal. Plus tu lui donnes et plus tu recevras. Le Tio reçoit des offrandes de coca, de marijuana et d’alcool. Aussi, il aime quand les mineurs boivent. Beaucoup.  

A chaque vendredi les mineurs se regroupent pour une cérémonie. Ceux-ci ingurgitent alors de grandes quantités d’alcool pur à 96%. On en retrouve plusieurs complètement saoul dans le caniveau le lendemain. Ce sont les bons pratiquants.  

À une certaine époque, les mines d’argent et de salpêtre assuraient la richesse des régions de l’ouest de la Bolivie. L’est était plutôt pauvre et nécessitait l’aide de l’ouest pour survivre. Au 21e siècle, le sort a décidé que le pétrole devait faire la richesse des régions de l’est. Ceux-ci sont désormais peut enclin à partager une richesse qui leur a fait si longtemps défaut.  

J'ai mis un vidéo hallucinant sur Youtube avec les mineurs qui bossent. Bon j'ai tourné la caméra de côté: Une chose que je retiendrai de ne pas faire. Ça vaut quand même la peine de voir ça ici: http://www.youtube.com/v/SyWAhUNJzjY

Bienvenu en enfer.

Cocorico Cerro Rico! 

Tout près de Sopocachi on retrouve une montagne nommée Cerro Rico. Dans cette montagne, à l’époque coloniale, on y extrayait de larges quantités d’argent qui a fait la richesse des espagnols. Aujourd’hui, les...

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13 avril 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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Le Japon!La Banque Mondiale!L'Allemagne!L'Union Européenne!USAID, coupable d'espionnage. Ça a fait tout un scandale il y a quelques semaines, enveniment des relations déjà tendues avec les États-Unis.

La bienveillante coopération internationale

La Bolivie croule sous l'aide internationale. Un bel exemple est le ministère de l'eau, l'endroit ou je travaille. Pour se donner bonne conscience et pour avoir un levier politique dans le pays, les bienveillantes puissances occidentales refilent du cash en quantité non-négligeable à la Bolivie.

Le Canada n'est pas en reste. Le pays a procuré 4 millions de dollars de vos taxes au ministère de l'eau pour fabriquer un système informatique. Résultat? Un système désuet qui ne fonctionne toujours pas. Ou est passé l'argent? Mystère. Toujours est-il qu'un des ex-responsables du projet travaille actuellement à l'ambassade du Canada.

Simplement dans mon bureau, il y a trois membres du Jica, l'organisme de coopération japonaise. Ce qui est marrant avec eux, c'est qu'ils ne se contentent pas de recevoir leur chèque du Japon (comme moi du Canada). Faire partie du Jica est un peu plus que ça. Le Jica transforme littérallement les Boliviens en Japonais. Il faut apprendre la langue, la culture et se conformer à une discipline très stricte.

Notez que l'occident fait des campagnes de recrutement dans tous les pays du sud pour recruter ceux qui ont de l'éducation. Vous croyez que ça aide le pays vous, de retirer ses meilleurs éléments?

Certains vont pointer du doigt la corruption. Mais pensez-y. Dans le cas du viaduc de la concorde as-t-on parlé de corruption? Bien sûr que non! De mauvaise gestion tout au plus. À bien des égards les pays occidentaux ne sont pas mieux gérés.

 

Le Japon!

La bienveillante coopération internationale

La Bolivie croule sous l'aide internationale. Un bel exemple est le ministère de l'eau, l'endroit ou je travaille. Pour se donner bonne conscience et pour avoir un levier politique dans le pays, les bienveillantes...

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31 mars 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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Les ponchos rojos, campesinos fanatiques supporteurs d'Evo Morales.

Photo-roman 

En surfant sur Upside Down World, je suis tombé sur un photo-roman exceptionnel au sujet de la production de la coca. Je vous invite à y jeter un oeil!

http://www.bearguerra.com/CocaSlide3/publish_to_web/index.html

29 mars 2008

Copacabana, Pedro Domingo Murillo

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Francois obtient un certificat lui assurant la procuration de 1000 mètres de terrain au cours de l'annéeFrancois fait ses derniers adieux à la religion catholique.Choisissez votre maison!Certains optimistes font leur cérémonie pour avoir des autobus.

Scandale! Francois se convertit au paganisme 

Troquant le dieu à barbe pour des dieux plus cool (Voir paganisme 101), Francois s’est tourné à jamais vers le côté obscur de la spiritualité. Adoration d’icônes, du diable et achat d’offrandes, voilà les nouvelles habitudes de l’infâme païen. 

Comment ça marche 

Pour être un bon païen, il suffit de s’abandonner sans vergogne à ses plus bas instincts (Hypocrisie, gaspillage, lucre, avarice, matérialisme). Il est tout à fait acceptable de débourser de bons montants pour acheter des formats miniatures des objets que l’on veut. Dans mon cas, je me suis acheté une moto, du matériel pour construire une maison et bien sûr une pile de cash (choisissez, il y a des euros, des dollars et des bolivianos). Pour d’autres, ça peut être une automobile, un autobus ou un bateau et pour les plus optimistes, une maison. Les mallettes de cash miniatures sont très populaires.  

Bon, après avoir acheté ces babioles (30 à 60 bols, une petite fortune qui va dans la poche des marchands) et d’avoir évité les pauvres quêteux qui vous réclameront en vain 2 ou 3 bols, vous devez les faire bénir par un Yatiris certifié. Assurez-vous que le shaman ait bien reçu un éclair sur la caboche, sinon la cérémonie sera en vain. Prenez soin d’apporter aussi quelques bouteilles de bières, de la coca, des pétards, des confettis et votre portefeuille.  

Les Yatiris 

Les services offerts par le Yatiris sont très variés. On peut demander une simple bénédiction, de lire l’avenir, de vous guérir ou de faire une grandiose et coûteuse cérémonie à Pachamama (mère nature hungry-for-blood style). Dans mon cas, je veux avoir l’assurance que je vais bien avoir une moto pendant l’année, du cash et pourquoi pas, une maison.  

Le Yatiris s’avance alors dans toute sa splendeur envinée, prêt à vous escroquer quelques billets. Celui-ci s’élance alors dans une diatribe qui ressemble à quelque chose comme ‘Accorde à Francois le cash, le terrain pour sa maison et sa moto’ répété 3, 4 fois. On ajoute quelques épices en langue autochtone. Une croix tout ce qu’il y a de plus chrétienne peut aussi être utilisée pendant la cérémonie. 

On fait sauter les pétards, on fait brûler de l’encens, on pitche des confettis et on fait tout ce qu’il faut pour faire un show digne de ce nom. À la fin, le Yatiris saisit une de vos grosses bières, la secoue et la renverse partout (sur vous et les autres spectateurs tétanisés). Le shaman observe ensuite le résidu de broue dans la bière et y lit votre avenir. Certains peuvent même vous donner un certificat en papier bénit par Pachamama elle-même qui vous assurera que vous aurez les 1000 mètres carrés de terrain pour construire votre maison.  

Finalement vous partagez les autres bières avec le Yatiris. Celui-ci vous glissera poliment qu’il faut que vous le payiez. Après tout, n’a-t-il pas attiré l’attention des dieux sur vos désirs égoïstes? Bon. Selon le Yatiris, le prix peut varier. Certain vous demanderont une contribution volontaire et d’autres peuvent vous demander jusqu’à 50 bols (un prix exorbitant). Vous pourrez négocier le prix de toute façon avec l’alcooli… euh le vénérable Yatiris. 

Conclusion de tout ça, on note qu’au moins avec le paganisme on prend ses désirs égoïstes sans se cacher. C’est aussi très chouette à cause de la variété des dieux excentriques et de leurs pouvoirs. De plus, la cérémonie vaut le détour. Ça a 100 fois plus d’éclat que n’importe quelle maudite messe catholique. Par contre, c’est navrant de voir que les boliviens sont prêts à dépenser jusqu'à 100 bols pour des bébelles à la con alors que les pauvres crèvent dans les rues.  

Francois obtient un certificat lui assurant la procuration de 1000 mètres de terrain au cours de l'année

Scandale! Francois se convertit au paganisme 

Troquant le dieu à barbe pour des dieux plus cool (Voir paganisme 101), Francois s’est tourné à jamais vers le côté obscur de la spiritualité. Adoration d’icônes, du diable...

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28 mars 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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Tranche de vie part 3

Hier je partageais une table à mon restaurant préféré avec un couple de boliviens. Un architecte et une fonctionnaire retraitée. On a eu une discussion assez rigolote que je vous partage.

L'architecte me racontait le trouble dans laquelle se trouve son pays: "Evo veut transformer ce pays en régime communiste, comme a Cuba". Ha? Bon. Puis il ajoute: "Le pays vit ses pires moments d'existence!" (J'invite tout le monde à lire au sujet des 500 années d'existence de la Bolivie pour le confirmer... En fait non, les 5 dernières années suffiront).

Pis il me dit qu'il est impossible de donner son avis publiquement sur la politique. "Les gens peuvent te casser la gueule!" me lance-t-il. "C'est vrai!", dis-je. "Chez nous la politique est plutôt un sujet de moquerie...". Sur quoi il me répond, "C'est ça, la démocratie".

Sur ce, je vous laisse méditer ces bonnes paroles!

Tranche de vie part 3

Hier je partageais une table à mon restaurant préféré avec un couple de boliviens. Un architecte et une fonctionnaire retraitée. On a eu une discussion assez rigolote que je vous partage.

L'architecte me racontait...

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28 mars 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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Radiothon de CKRL

C'est le 4 au 6 avril prochain qu'aura lieu le 35e radiothon de CKRL. 35 ans d'indépendance musicale pour la doyenne des radios communautaires francophones du monde.

L'année dernière j'avais l'insigne honneur de servir la bière. Cette année je ne serai malheureusement pas là pour le faire. Ça doit être, sincèrement, le boulot le plus chouette que j'ai jamais fait de ma vie.

Par contre, je vais quand même participer. En effet, un radio-roman spécial radiothon va jouer à l'antenne. Le script est de moi. Je remercie Raymond Poirier, Sébastien Leonhart (technique), Alexandre Fecteau (direction) et les acteurs que je ne connais pas pour le succès du radioroman. Il est divisé en 4 morceaux de 15 minutes et traite de l'actualité de la ville de Québec de façon humoriticoquine. Il y a du sang, des bagarres et des explosions.

(En passant, le sublime jeux de mot 'Radis-o-thon', utilisé dans la bannière du radiothon, est non-officiellement de moi, c'est peu dire.)

Vous pouvez toujours aller jeter un coup d'oeil sur le site crappy de CKRL (http://www.ckrl.qc.ca). Je vous invite à synthoniser les ondes du 89,1 FM pendant ces quelques jours de délire continu, 24 heures sur 24. Je vous encourage aussi à participer aux encans ou à faire un don.

Radiothon de CKRL

C'est le 4 au 6 avril prochain qu'aura lieu le 35e radiothon de CKRL. 35 ans d'indépendance musicale pour la doyenne des radios communautaires francophones du monde.

L'année dernière j'avais l'insigne honneur de servir...

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27 mars 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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La Bolivie produit ses propres jeux...

Pour savoir la suite, consultez http://www.puissancemaximale.com

23 mars 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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Bon on le voit pas, mais ya un panneau solaire bon.Nos héroiques bonhommes orange.La Plaza de las lustras botas (Les bottes lustrées e)

La Bolivie est meilleure que le Canada en… 

Notre instinct de citoyen du premier monde peut nous conduire à observer avec arrogance les pays pauvres. Pourtant, en y regardant de près, on peut réaliser que ces pays sont plus avancés que nous sur certains détails. Voici quelques unes des observations d’un sale impérialiste canadien.  

La propreté des trottoirs

Les trottoirs de La Paz sont exempts d’éjections canines. Cette caractéristique devrait causer l’envie de villes occidentales soit disant évoluée comme Paris, Mourial et Barcelone. Pourtant, La Paz est remplie de chiens errants se goinfrant dans les poubelles. Mais où se trouve donc la merde? 

Simple, une armée de bonhommes orange travaillent 24 heures du 24. Armé d’un balais de paille, ils sont plus performants que les ultramodernes moto-crottes parisiennes et plus rapide que n’importe quel col bleu mourialais. Ce sont les héros maudits de la propreté bolivienne. 

Aménagement paysager 

La Paz a peu de parcs, mais ceux qu’elle possède sont immaculés. Le gazon est d’une verdure sans faille. La beauté des parcs est à faire pâlir d’envie nos plaines d’Abraham. Pourquoi? Une combinaison de facteurs gagnants qui sont les suivants : 

- L’utilisation de méthodes drastiques de protection du gazon. Clôtures, barbelés et mines anti-personnelles sont placés soigneusement aux endroits stratégiques (ok peut être pas des mines, mais il y a des fils barbelés).

- Une armée de bonhommes verts, armés d’instruments ressemblant à des cure-dents, s’assurent de l’entretien.

- Un respect inné des boliviens pour les espaces verts (Surprenant parce que le respect pour les lieux publics et la propreté ne sont pas un des traits culturels du pays disons).  

L’usage de l’énergie solaire 

« Que vois-je, mais oui c’est un panneau solaire! » M’écriais-je dans le Salar (et non Solar). Eh oui, certains hôtels utilisent l’énergie solaire pour faire de l’eau chaude. C’est logique, qui paierait pour passer des câbles jusqu’aux endroits les plus reculés de la jungle bolivienne? Toujours est-il que c’est avec surprise que j’ai vu mes premiers panneaux solaires en bolivie. Le Canada devrait avoir honte! Shaaaame on Canada! 

Les ampoules fluos-compactes 

Alors qu’au Canada ces ampoules sont une nouveauté, ici on en retrouve partout. Ces lampes fournissent une alternative plus économique que les ampoules à filament. Elles consomment de 5 à 6 fois moins. 

En passant ces ampoules contiennent des produits toxiques qui posent un problème de recyclage lors de la fin de son utilisation. La lampe constitue ni plus ni moins qu’un déchet dangereux. 

Loin de moi l’idée de dire que la Bolivie est un pays avancé au point de vue écologique. La gestion des déchets est inexistante dans certaines villes et le recyclage n’est pas encore très populaire.  

La Bolivie a encore du chemin à faire avant de bénéficier de la richesse dont ses ressources naturelles devraient logiquement lui faire profiter. Mais pour l’instant, elle peut s’enorgueillir d’être supérieure au Canada dans certains domaines!  

Bon on le voit pas, mais ya un panneau solaire bon.

La Bolivie est meilleure que le Canada en… 

Notre instinct de citoyen du premier monde peut nous conduire à observer avec arrogance les pays pauvres. Pourtant, en y regardant de près, on peut réaliser que ces pays sont plus avancés que nous sur certains...

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23 mars 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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Eduardo en train de crever et faisant un doigt aux Chiliens.Les cendres d'Eduardo (si,si!)A défaut de canon, on fait sauter de la dynamite dans des poubelles! L'important, c'est que ça fasse du train!Un régiment de femmes mené par un homme, bien évidemment.Des casques à pointes!

Eduardo Abaroa, l’héroique défaite 

Aujourd’hui 23 mars, c’est grande fête nationale en Bolivie. Les fonctionnaires, militaires et étudiants défilent au son du tambour. Il y a de ça 125 ans la guerre du Pacifique avait lieu et l’accès à la mer était arraché à jamais par les Chiliens.

Mais alors pourquoi se réjouir? Pourquoi les boliviens s’acharnent-ils à fêter une défaite? La seule victoire de l’armée bolivienne depuis son existence a été la capture et le meurtre de Che Guevara.  

Eh bien c’est simple, faites confiance au génie enviné des militaires pour créer des héros. Inventez une légende. C’est ce qui est arrivé au colonel Eduardo Abaroa. De nullard local sans envergure, il est devenu l’icône d’un pays et ses cendres sont aujourd’hui vénérées comme une relique sacrée. 

Le tout se déroule au cours de la guerre du Pacifique, en 1879. Du jour au lendemain, on découvre que les plus larges ressources mondiales de salpêtre se retrouve en Bolivie, au Pérou et au Chili. Ce minerai permet aux grandes puissances de fabriquer la poudre à canon nécessaire pour s’entretuer. Tout d’un coup, cette région d’Amérique du Sud devient le point d’attraction du monde entier.  

Grâce aux subsides de l’Angleterre, le Chili bénéficie d’une exploitation accélérée des ressources minières de la région bordant l’océan Pacifique et voisine de la Bolivie. La Bolivie perçoit d’un mauvais œil cette richesse qui lui échappe, l’encre du traité fixant les frontières entre les deux pays étant encore fraîche.  

La Bolivie, alliée au Pérou, finit donc par déclarer la guerre au Chili. En mer, la guerre fait rage entre la flotte Péruvienne et Chilienne. Le canon tonne, ça sent la poudre. Ce sont des heures héroïques pour la rachitique force navale Péruvienne qui fait face à la moderne et nombreuse flottille Chilienne. Le désormais mythique cuirassier péruvien Huáscar du capitaine Grau ne laisse que des ruines fumantes sur son passage.  

Le premier affrontement se fait sur terre. C’est la bataille de Topáter. Une force de civils et de militaires boliviens fait face à une armée professionnelle, plus nombreuse et mieux armée. L’armée Chilienne propose la reddition, les Boliviens la refusent. Ces derniers veulent défendre coûte que coûte le pont qui mène à la ville-oasis de Calama, première étape avant d’envahir le pays.  

La bataille s’engage, les morts s’empilent rapidement chez les défenseurs. La défaite est inévitable. Finalement, combattant jusqu’à son dernier souffle, le leader des civils Eduardo Abaroa lancera ce cri qui passera à l’histoire et qui justifiera plus tard son statut d’héro national : "¿Rendirme? ¡Que se rinda su abuela, carajo!" (Qui signifie, “Me rendre? Que ta grand-mère se rende, merde!’ L’équivalent en québécois de ‘Va chier, je me rendrais pas koliss!’). 

Eduardo meurt, le Chili gagne, la Bolivie sèche. Fin de l’histoire. Alors si vous trouvez Eduardo Abaroa pathétique, son sacrifice insensé et sa récupération par l’armée malhonnête, rappelez vous que nous ne sommes pas en reste au Canada. Nous avons aussi un pathétique nullard révéré comme un héro. Nous avons Dollard des Ormeaux.

Eduardo en train de crever et faisant un doigt aux Chiliens.

Eduardo Abaroa, l’héroique défaite 

Aujourd’hui 23 mars, c’est grande fête nationale en Bolivie. Les fonctionnaires, militaires et étudiants défilent au son du tambour. Il y a de ça 125 ans la guerre du Pacifique avait...

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16 mars 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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Cholita avec son bébé, vision très courante. (Photo d'Éric Haché)Garde nazionale (Photo d'Éric Haché)Le costume traditionnel du touriste: Le bikini et le manteau d'hiver!

François se choque 

J’ai réalisé que j’avais peu de photos de visages. C'est une erreur que je compte rectifier drette là.

Vous constaterez que les costumes traditionnels ont la côte, spécialement chez les femmes d’un certain âge. C’est assez rare de voir des hommes en habits traditionnels mais il y a des exceptions. Par exemple, parmi les partisans les plus fanatiques d’Evo Morales il y a les ‘Ponchos Rojos’. Vous l’avez deviné, ce sont des mecs qui portent des ponchos rouges.

François se choque 

J’ai réalisé que j’avais peu de photos de visages. C'est une erreur que je compte rectifier drette là.

Vous constaterez que les costumes traditionnels ont la côte, spécialement chez les femmes d’un...

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16 mars 2008

Uyuni, Pedro Domingo Murillo

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Du sable à perte de vue. Blanc!Le volcan magique de chépakoi!Rrrrouge!Des squelettes pré-incas!Les jeunes fous. Camilo, Noam, Vincent, Ruben, Max, Isabelle et Cara.

Vacances au Solar de Uyuni 

Gadon ça, c’était mes vacances cette semaine. C’était pourtant clairement indiqué dans mon calendrier d’Oxfam, que j’avais pris bien soin d’ignorer consciencieusement dans le fond d’un répertoire obscur de mon disque dur. Heureusement qu’il y a des gens pour me ramener à l’ordre et, au mépris des règles élémentaires me rattachant à mon travail, j’ai pris ces jours de congés pour aller au Solar de Uyuni.  

Qu’est-ce que c’est le Solar? C’est un grand désert de sable comprenant des curiosités dignes des toiles surréalistes de Salvador Dali. Le désert est situé à la frontière Chilienne. C’est aussi une des merveilles naturelles du monde (c’est du moins ce qu’essaient de vous faire croire les agences de voyage pour mousser la vente). Le Solar est le résultat d'une mer qui s'est évaporée il y a 15,000 ans.

Alors cette semaine j’étais dans un trip de quatre jours dans le désert avec une bande de jeunes fous venant de Chili, Italie, France, Canada et Israël. Je me suis fait pote avec un cactus, pillé des tombes et pris des bains de sable toxique. C’était un voyage rempli de paysages à couper le souffle.  

Du sable à perte de vue. Blanc!

Vacances au Solar de Uyuni 

Gadon ça, c’était mes vacances cette semaine. C’était pourtant clairement indiqué dans mon calendrier d’Oxfam, que j’avais pris bien soin d’ignorer consciencieusement dans le fond d’un...

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16 mars 2008

Uyuni, Pedro Domingo Murillo

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iiich...Une troïka de jeunes fous jouzent de la musique... Bin jouzent... Disons alignent des notes! Dommage que je n'ai pas d'extrait audio parce que ça valait 100$.Francois 'spottant' l'art.

Féraille & art

Les Boliviens ont un gout disons... particulier pour l'art!

Les photos de trains rouillés viennent du cimetière de train à Uyuni.

iiich...

Féraille & art

Les Boliviens ont un gout disons... particulier pour l'art!

Les photos de trains rouillés viennent du cimetière de train à Uyuni.

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16 mars 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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Bébé lama!Famille de lama!Flamenco!Mouton!Âne!

Faune bolivienne

Des lamas, des moutons, des ânes, des flamands pas roses, des tis-mulos, des mouches a fruit des cockroaches en masse... Pis tout le monde s'entend bien dans la même assiette!

Attention alerte au kitch: En primeur vidiot, un bébé lama mange une fleur! A vos risques de verser une tite larme: http://www.youtube.com/v/qsq2LiDA9B4. Si ca marche pas, essayez un peu plus tard.

J'étais en train d'écouter du Bob Marley et j'étais en train de constater à quel point c'est marrant comment les paroles peuvent fitter avec la situation bolivienne.

Ambush in the night

"See them fighting for power
But they know not the hour
So they bribing with
Their guns, spare-parts and money
Trying to belittle our integrity
They say what we know
Is just what they teach us
Thru political strategy
They keep us hungry
When you gonna get some food
Your brother got to be your enemy"

Bébé lama!

Faune bolivienne

Des lamas, des moutons, des ânes, des flamands pas roses, des tis-mulos, des mouches a fruit des cockroaches en masse... Pis tout le monde s'entend bien dans la même assiette!

Attention alerte au kitch: En primeur vidiot, un bébé lama mange une fleur! A vos risques...

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10 mars 2008

La Paz, Pedro Domingo Murillo

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(photo d'un ami imaginaire)(photo d'un ami imaginaire)(photo d'un ami imaginaire)

Ca chauffe à La Paz 

Une manifestation pacifiste a tourné à l’affrontement vendredi dernier alors que des militants pro et anti-gouvernement se sont affrontés sur la plaza Avaroa.  

Les pro-gouvernement, hautement supérieurs en nombre et comprenant divers groupes sociaux et des paysans, ont vite fait décamper l’opposition.  

Des protestations plus ou moins violentent agitent le pays continuellement. Par contre, la gronde risque d’atteindre son paroxysme en mai, lorsque plusieurs référendums sur l’autonomie et sur la nouvelle constitution auront lieu.  

Les deux camps s’accusent mutuellement d’être financés par des partis politiques.  

(photo d'un ami imaginaire)

Ca chauffe à La Paz 

Une manifestation pacifiste a tourné à l’affrontement vendredi dernier alors que des militants pro et anti-gouvernement se sont affrontés sur la plaza Avaroa.  

Les pro-gouvernement, hautement supérieurs en nombre...

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Francois G. Couillard

Jeune fou en Bolivie

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